
« Ce qui me semble important à retenir, indépendamment des accords et des divergences qui se sont exprimées, c’est que c’est la première fois depuis l’Emir Abdelkader, depuis le XIXe siècle qu’il y a eu la constitution d’un pouvoir souverain autochtone et ce, depuis quatre siècles », a estimé l’historien algérien, Daho Djerbal, dans un entretien publié par le quotidien « L’Expression ».
« Depuis l’arrivée des Turcs. Il faut savoir que le pouvoir central était représenté par des étrangers. Quand les Turcs sont partis, ce sont les Français qui constituaient le pouvoir central. Hors, l’événement révolutionnaire de 1954, ensuite couronné par le premier congrès du FLN (1954- 1962), du 20 Août 1956 à Ifri (Béjaïa), est solennellement du point de vue de la mémoire collective algérienne et internationale, la naissance d’un pouvoir algérien autochtone. Cela est un fait historique énorme et considérable », a-t-il ajouté.
Daho Djerbal a considéré, dans le même contexte, que ce congrès avait permis, enfin, aux Algériens d’avoir leur pouvoir politique, leur souveraineté présentée par un groupe révolutionnaire qui a conduit le pays à l’indépendance nationale.
Il a estimé, par ailleurs, au sujet de la « repentance » de la France qu’il s’agissait d’une « fausse piste » et d’une « fausse issue ». « La question de la relation entre l’Algérie et la France a été réglée depuis l’Indépendance », a affirmé l’historien algérien.